Tournée française de Rob Hopkins – Étape 1
Un vrai mouvement citoyen de transition dans la Vallée du Gapeau, pour imaginer ensemble un avenir concret et positif
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Tournée française de Rob Hopkins – Étape 1

Tournée française de Rob Hopkins – Étape 1

Nous vous avions promis une petite saga sur la tournée de Rob Hopkins dans notre cher hexagone, voici donc le premier épisode à la Farlède lors de la foire bio en avril dernier.

En marge des deux conférences publiques qui se sont tenues sur le thème de la créativité et de notre pouvoir d’imagination pour favoriser la Transition au sens large, les différents collectifs à l’œuvre sur l’aire toulonnaise se sont réunis en petit comité avec Rob Hopkins et son traducteur Xavier Combe. Ainsi, nous étions une bonne vingtaine de personnes à pouvoir présenter en détail à l’expert ès transition nos dynamiques lancées depuis 3 ans, lui poser nos questions et lui faire part des aspects qui nous posent problème.

 

Ainsi, la Vallée du Gapeau en Transition, les Colibris, le collectif Zéro déchets, la Fève, la Cerise, Sôllei’O, Pierrefeu Terres de Partage et le lycée Dumont d’Urville ont pu premièrement exposer avec fierté tout ce qui a pu être entrepris depuis 2016, puis faire part des problématiques rencontrées aujourd’hui : fatigue, essoufflement, comment se préserver humainement dans de tels projets, quelle limite entre bénévolat et travail rémunéré, comment impliquer et fédérer le maximum de citoyens dans nos actions, motiver la jeunesse, etc.

 

Quelles ont été les réactions et conseils de notre cher Rob ?

1 : Bravo !

 

Rob a été ébahi par tout ce que nous avons réussi à créer en 3 ans ! Il faut dire que lancer plusieurs dynamiques de transition, une monnaie locale, deux magasins coopératifs, des jardins partagés, une coopérative d’énergie citoyenne, un lieu d’expérimentation et de transmission des savoirs, un collectif zéro déchets et d’autres encore, ça demande un travail énorme que nous avons mené avec vigueur. Alors forcément, « pas surprenant que vous soyez fatigués » nous a répondu Rob.

2 : L’effet « donut »

 

En bon anglais, Rob Hopkins a imagé notre situation actuelle de son point de vue : au milieu l’association “La Vallée du Gapeau en Transition” – la VGT – et autour toutes les dynamiques créées. Les forces vives centrales y sont allées investir leur énergie. Et c’est bien normal, le but de la transition est de concrétiser des projets.

 

Oui mais ainsi au centre, il ne reste plus grand monde disponible pour faire avancer et évoluer notre chère VGT. Alors selon Rob, pour continuer de porter, de créer, d’imaginer nos projets de transition sur le territoire, il faut « remettre de la confiture au milieu du donut« . Et pour cela, il est indispensable de professionnaliser nos actions. Créer un ou deux emplois rémunérés dont la destinée sera de promouvoir notre association et nos actions, fédérer des citoyens, entrepreneurs et élus locaux.

 

Notre positionnement actuel tend à devenir une pépinière de projets de transition, via la création entre autres d’un lieu. Nous sommes en train également de repenser notre façon de communiquer.

3 : Messieurs-dames les élus, c’est à vous !

 

Autre condition sine qua non pour franchir une étape : impliquer les élus locaux, maires, adjoints, conseillers, pour qu’ils prennent part à nos actions. Avec force exemples dans différentes villes d’Europe, notamment en Belgique, en Allemagne, en Angleterre mais aussi en France, Rob Hopkins nous a démontré par A + B que lorsqu’une mairie s’empare des projets de transition en collaboration avec les citoyens, l’avancée est phénoménale !

 

À la vue de l’ensemble de nos dynamiques, sa réaction a été : « je serais maire et je verrais tout ce que vous avez créé bénévolement, je vous demanderais immédiatement comment faire pour vous aider, comment lever les freins« . Car à la clé se dessinent des centaines d’emplois, une relocalisation de l’économie, une autonomie alimentaire et énergétique, mais aussi financière. Moins dépenser tout en mangeant mieux, local et en s’éclairant grâce à l’électricité produite à côté, moins dépendre de grosses entreprises pour assurer la résilience de notre territoire. Premier levier d’ailleurs à activer (ce que nous sommes en train de faire) selon Rob : Gapeau Énergie Citoyenne. Via la SCIC de nombreux investissements locaux sont possibles, générant un cercle vertueux entraînant citoyens, entreprises et collectivités.

 

Et à l’image du thème de la conférence de Rob Hopkins, réintroduire de la créativité dans notre quotidien pour motiver les projets de transition est capital. Comme par exemple fermer une rue à la circulation régulièrement pour permettre aux gamins de descendre y jouer en toute sécurité. Ou encore convertir des espaces inutilisés à l’agriculture urbaine. Et pour cela il faut une volonté politique qui s’appuie sur les désirs et besoins des citoyens.

4 : Célébrer

 

Les transitionneurs que nous sommes le savent bien mais ne le font peut-être pas assez, régulièrement il est bon d’appuyer sur pause, contempler le boulot réalisé, et trinquer avec fierté. La tête dans le guidon pendant des mois, des années, ça mérite bien une petite bière locale (l’abus d’alcool, même local, est dangereux pour la santé, à consommer avec modération et tous les autres citoyens).

 

Alors apprenons à nous arrêter un moment, souffler, profiter d’un repas partagé, faire un gros dodo avant de repartir au turbin. Une excellente façon de continuer à nous aimer pendant nos milliers d’heures de réunions. La prochaine fête c’est celle de la Fève en l’honneur de sa mise en circulation (6000 fèves échangées lors de la foire bio !).

 

 

En conclusion, notre rencontre en face à face avec Rob Hopkins a été hyper motivante, source d’inspiration et nous a montré plus que jamais que nous sommes sur la bonne voie. Nous espérons arriver à relever le défi de réussir la transition sur notre territoire, tous ensemble, en collaboration avec les élus, car c’est ainsi que cela doit fonctionner pour être un succès.

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